Samedi 22 juin 2013 — Dernier ajout samedi 31 août 2013

Corrigé de l’épreuve de Sciences en 1re L & ES 2013 (France métropolitaine)

L’épreuve de Sciences en 1re L et ES a eu lieu aujourd’hui pour les candidats de France métropolitaine. Voici une correction, qui ne s’appuie sur aucun document officiel. Il s’agit seulement d’une proposition qui peut permettre aux candidats de situer leur prestation.

ATTENTION : version revue et corrigée du 31/08/2013.

PARTIE I : NOURRIR L’HUMANITÉ

« BOIRE L’EAU DU ROBINET, UN GESTE AVANTAGEUX ! »

Edito du 21 juin 2013

La récente campagne publicitaire de la marque « Pur’eau » que l’on peut voir sur tous les panneaux de la ville vante la consommation de cette eau en bouteille en mettant en avant l’aspect esthétique de son emballage. Pourquoi la consommation d’eau en bouteille serait-elle préférable à celle d’eau du robinet ? Après tout, de l’eau reste de l’eau ! La rédaction a ce mois-ci décidé d’aborder ce sujet en démontrant, arguments à l’appui, que la consommation d’eau du robinet était avantageuse à plus d’un titre.

Le prix de l’eau du robinet est beaucoup moins élevé que celui de l’eau en bouteille (document 2). Cette différence très importante s’explique en partie par la mise en bouteille de l’eau, qui représente une part importante du prix de l’eau (80 %). Consommer l’eau du robinet, c’est donc faire des économies substantielles.

D’autre part, la production de bouteilles a un coût énergétique très élevé : le plastique (PET) est un dérivé du pétrole dont la consommation annuelle est très importante (document 3) ce qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement. De plus, le recyclage des bouteilles vides est coûteux, ce qui oblige certains pays à délocaliser cette pratique (document 3). Le transport de ces bouteilles nécessite du carburant dont l’utilisation rejette du CO2, gaz à effet de serre qui participe au réchauffement climatique. Et quand il n’y a pas recyclage, l’accumulation de bouteilles vides accroît le volume de nos déchets. Consommer de l’eau du robinet élimine donc tous ces problèmes et préserve notre environnement, tant local que global.

En revanche, l’eau du robinet peut être mal appréciée des consommateurs à cause de son goût de chlore (document 1). Or, ce produit permet à l’eau d’être exempte de bactéries dans les canalisations et à la sortie du robinet, tandis que l’eau en bouteille contient des microorganismes quelques temps après son ouverture ! Quant à ce goût, placer une carafe d’eau au réfrigérateur un peu avant de la boire le fait disparaître, ce qui rend à l’eau un goût acceptable. Au sujet des canalisations, celles en plomb peuvent charger l’eau de cet élément. Il suffit alors de faire couler un peu long avant de la boire pour en diminuer la teneur. De plus, cela ne concerne que les vieilles habitations car les canalisations plus récentes sont désormais faites avec d’autres matières (ex : polyéthylène) qui ne provoquent pas ce problème. Pour finir, de très nombreux tests effectués sur l’eau du robinet surveillent les critères de sa potabilité : l’absence d’odeur, de bactéries et de certains éléments dans des limites de concentration rendent ainsi l’eau du robinet parfaitement propre à la consommation.

À la rédaction, nous en sommes convaincus : boire de l’eau du robinet, c’est avant tout faire un geste pour l’environnement ! En plus, elle répond à tous les critères de potabilité et son prix est abordable.

Le club « Développement durable » du lycée.

PARTIE 2 : LEFI ÉNERGÉTIQUE

Question 1 :

La principale source d’énergie primaire utilisée pour le déplacement d’un voyageur en voiture est le carburant (essence, diesel), obtenu après raffinage du pétrole. La combustion de ce carburant produit une énergie thermique qui permet le fonctionnement d’un moteur d’automobile (moteur à explosion).

Question 2 :

On recherche le moyen de trans port pour lequel C est la plus faible à un trafic voyageur constant donc à T. Il faut donc prendre la valeur de E la plus petite car à T constante, E est proportionnelle à C. Le train, le tram et le métro sont les moyens de transport les plus efficaces.

Question 3 :

On sait que E = C/T (document 1). Pour connaître la valeur de C pour les différents modes de transport proposés, il suffit de réaliser l’opération suivante : C = E x T. La consommation d’énergie C pour la voiture est : C = 0,04 x 812,7 C = 32,508 millions de tep

Question 4 :

Il suffit d’additionner les valeurs qui figurent dans le troisième tableau du document 2.

L’énergie électrique produite en France en 2009 et d’origine renouvelable est de 6 millions de tep (4,9 millions tep pour l’hydraulique plus 1,1 million de tep pour l’éolien et le photovoltaïque), ce qui représente 13 % (11 % pour l’hydraulique plus 2 % pour l’éolien et le photovoltaïque), de l’énergie électrique produite en France.

Question 5 :

La seule proposition à cocher est la troisième car :

  • les deux premières font références à des énergies non renouvelables, ce qui ne cadre pas avec l’optique du développement durable ;
  • la dernière pourrait être juste mais l’énoncé indique que dès la fin des années 1970, l’ensemble des sites français permettant la production d’énergie hydroélectrique étaient déjà aménagés. Donc si le « parc hydraulique » n’augmente plus, il ne pourra fournir davantage d’électricité pour répondre à la demande du tout électrique pour 20 % des automobiles d’ici 10 ans.

PARTIE 3 : FÉMININ MASCULIN

Question 1

La LH est une hormone produite et sécrétée par l’hypophyse (hypophyse antérieure) tout au long du cycle et qui agit au niveau des ovaires notamment. D’après le document 1, sa sécrétion est maximale au 12e jour du cycle. Ce pic de sécrétion déclenche l’ovulation dans les 48 heures qui suivent, ce qui explique qu’un rapport sexuel durant cette période maximise les « chances de concevoir un bébé ».

Remarque : la LH en circulation dans l’organisme est dégradée : les produits de cette dégradation se retrouvent dans les urines et peuvent être détectés par le test de fécondité présenté dans le document 1. Selon la quantité de ces produits, le test indique s’il y a chez la femme une « montée de LH » ou non.

Question 2

Chez la femme, il n’y a qu’une seule ovulation par cycle car il n’y a qu’un seul pic de LH durant ce cycle. Après ce pic, des mécanismes hormonaux empêchent l’apparition d’un second pic : la progestérone sécrétée par les ovaires (corps jaune) après l’ovulation exerce un rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse ce qui freine voire empêche la sécrétion de LH. Ainsi, si le résultat du test de fécondité est positif, il n’est pas nécessaire de tester à nouveau au cours du même cycle.

Question 3

Il fallait cocher la réponse C, seule à être juste parmi les propositions. Voici les explications pour rejeter les autres propositions.

Proposition 1 : elle est fausse car ne elle ne prend pas en considération la durée des spermatozoïdes dans les voies génitales féminines, qui est de 5 jours maximum. Ainsi, si un rapport sexuel non (ou mal) protégé a lieu la veille de la montée de LH et si le test est fait à ce moment, ce dernier sera négatif mais les spermatozoïdes pourront féconder l’ovule qui sera libéré 24 ou 48 heures plus tard.

Proposition 2 : elle est fausse car chez une femme, les cycles menstruels ne sont pas d’une régularité parfaite. D’une durée de 28 jours en moyenne, certains cycles peuvent être plus courts ou plus longs. De plus, l’ovulation a lieu au 14e jour d’un cycle de 28 jours, ce qui n’est pas le cas pour un cycle d’une durée différente.

Proposition 4 : elle est fausse car même si le rapport peut être fécondant, ce n’est certainement pas à cause de la durée de vie de l’ovule qui n’est que de 12 à 24 heures, plutôt à cause de celle des spermatozoïdes (d’où le fait que la proposition 3 est la seule juste).

L’ensemble du corrigé n’engage que son auteur et ne prétend pas contenir les éléments qui figureront sur le corrigé officiel.