Vendredi 13 décembre 2013

Que faire après un BAC Scientifique (S) ?

Naturellement très adapté à la poursuite d’études supérieures dans le domaine des sciences, des technologies et de la santé, le bac S, fondé sur une bonne culture générale, permet également de réussir dans un large panel d’autres filières.

1 ) L’ Université

  • Sciences, technologie, santé

C’est dans ces filières que se dirigent la plupart des bacheliers S.

Ils étudient les maths et la physique, ainsi que la chimie, les sciences de la vie, les sciences de la Terre, l’informatique, l’électronique, l’électrotechnique, l’automatique, la mécanique…

Théoriques, ces formations exigent des capacités d’abstraction, d’analyse et d’expression écrite.

  • Économie et gestion

Les bacheliers S sont nombreux dans ces filières qui forment, en 5 ans (master), aux métiers de la gestion, du commerce, de la comptabilité, de la finance, des assurances et de la banque.

La licence d’économie convient bien aux S. Centrée sur la modélisation des phénomènes économiques, elle fait appel aux techniques quantitatives de gestion (maths, statistiques).

La licence d’administration économique et sociale (AES) convient aux moins matheux. Elle permet d’acquérir une culture pluridisciplinaire centrée sur le monde de l’entreprise (droit, économie, gestion, sciences humaines).

  • Santé

Les médecins, pharmaciens et dentistes sont formés à l’université, les sages-femmes en école (après une 1re année universitaire).

Des cursus qui nécessitent une grande capacité de travail.

Les études de santé sont longues : 9 ans au minimum pour médecine, de 6 à 9 ans pour dentaire et pharmacie, 5 ans pour sage-femme.

Avec une 1re année commune dite « PACES » qui prépare aux concours d’entrée dans ces quatre filières.

En ligne de mire : un diplôme d’État (DE), obligatoire pour exercer.

  • Sport

Les bacheliers S représentent plus d’un tiers des effectifs en licence de sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Logique, puisque les disciplines scientifiques (biologie, physiologie, anatomie…) occupent une bonne part du programme, à côté des sciences humaines et du sport.

2) Les classes préparatoires aux grandes écoles

Près de 20 % des bacheliers S s’inscrivent en prépa pour tenter, après 2 ou 3 ans, les concours d’entrée dans les grandes écoles.

Écoles d’ingénieurs, vétérinaires, militaires ou écoles normales supérieures (ENS) à l’issue des prépas scientifiques ; écoles supérieures de commerce et ENS à l’issue des prépas économiques ou des prépas lettres et sciences sociales. Accès sur dossier scolaire.

  • Les prépas scientifiques

15 % des bacheliers S intègrent ces classes prépa scientifiques qui leur sont réservées et qui ont été réformées à la rentrée 2013.

  • En 1re année, les élèves choisissent entre les voies MPSI (maths, physique, sciences de l’ingénieur), PCSI (physique, chimie, sciences de l’ingénieur) et PTSI (physique, technologie, sciences de l’ingénieur), ou la prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre), selon leurs goûts et leurs résultats dans les matières scientifiques.
  • En 2e année, les filières MP, PC, PSI et PT succèdent aux MPSI, PCSI ou PTSI. Elles offrent des chances équivalentes d’intégrer une école d’ingénieurs ou une école normale supérieure (ENS).

Néanmoins, des différences de programme existent.

- La filière MP (maths-physique) s’adresse aux matheux ayant un goût prononcé pour l’abstraction

- La filière PC (physique-chimie), aux élèves forts en physique-chimie

- la filière PSI (physique-sciences de l’ingénieur) aux plus motivés par les réalisations de haute technologie avec une approche expérimentale

- La filière PT (physique-technologie) aux scientifiques intéressés par la technologie et la production industrielle.

En 2 ans, la prépa BCPST conduit avant tout aux concours d’entrée des écoles d’ingénieurs agronomes et des écoles vétérinaires, ainsi qu’aux ENS.

  • Les autres prépas

Seulement 3 % des S s’inscrivent en prépa économique et 1 % en prépa littéraire, alors que certaines classes leur sont destinées.

L’option scientifique des prépas économiques et commerciales prépare aux écoles supérieures de commerce et notamment aux plus cotées : HEC, Essec… Axées sur les maths, ces classes mettent aussi l’accent sur les langues et les sciences humaines, présentes aux concours.

Les prépas ENS économie-gestion, qui mènent aux ENS Cachan et Rennes, à certaines banques de commerce et aux écoles nationales de statistique, sont accessibles aux bacheliers S. Ces derniers représentent 22 % des effectifs de la filière droit, économie et gestion et 37 % des effectifs de la filière économie et gestion. Néanmoins, Cachan n’ouvre que 28 places (en économie et gestion) et Rennes, 17 (en droit, économie et gestion).

Les prépas ENS lettres et sciences sociales s’adressent aux bacheliers mordus de sciences économiques et sociales, et qui désirent les enseigner. Elles comptent 66 % de bacheliers S et mènent aux ENS (Ulm, Cachan et Lyon), aux écoles de statistique et à certaines écoles de commerce.

3) Les BTS

Près de 20 % des bacheliers S optent pour une formation en 2 ans préparant au secteur industriel ou aux services. Recrutant sur dossier scolaire, les BTS et DUT associent cours théoriques, pratique professionnelle et stage de terrain. Une fois diplômés à bac + 2, les élèves peuvent entrer dans la vie professionnelle ou continuer leurs études, principalement en licence pro, mais aussi en école d’ingénieurs.

Les brevets de technicien supérieur (BTS)

6,5 % des bacheliers S préparent un BTS, en lycée ou en école privée.

Les spécialités adaptées sont, entre autres :

- analyses de biologie médicale

- assistance technique d’ingénieur (ATI)

- bioanalyses et contrôles

- biotechnologie

- chimiste

- diététique

- géomètre topographe

- opticien lunetier

- services informatiques aux organisations (SIO) parcours : A solutions d’infrastructure, systèmes et réseaux (SISR) ; B solutions logicielles et applications métiers (SLAM)

- informatique et réseaux pour l’industrie et les services techniques (IRIST) (devrait se transformer, à la rentrée 2014, en systèmes numériques option informatique et réseaux)

- génie optique options : photonique ; optique instrumentale

- métiers de l’audiovisuel options : métiers de l’image ; métiers du son ; montage et postproduction ; gestion de production ; techniques de l’ingénierie et exploitation des équipements

A noter : les spécialités relevant du design requièrent le passage par une MANAA.

4) Les DUT

Les diplômes universitaires de technologie (DUT)

12,5 % des bacheliers S s’inscrivent à l’IUT (institut universitaire de technologie) pour préparer un DUT.

Les spécialités adaptées sont, entre autres :

- chimie options : matériaux (ChM) ; productique (ChP) ; chimie

- génie biologique options : industries alimentaires et biologiques (GB IAB) ; génie de l’environnement (GB GE) ; bio-informatique (expérimental) (GB-BI) ; agronomie (GB agro) ; diététique (GB diététique) ; analyses biologiques et biochimiques (GB ABB)

- génie chimique, génie des procédés options : bio-procédés (GC GP) ; procédés (GCh GP)

- génie civil - construction durable

- génie électrique et informatique industrielle (GEII)

- génie industriel et maintenance (GIM)

- génie mécanique et productique (GMP)

- génie thermique et énergie (GTE)

- hygiène, sécurité, environnement (HSE)

- informatique (INFO)

- mesures physiques (MP)

- réseaux et télécommunications (R et T)

- sciences et génie des matériaux (SGM)

- statistique et informatique décisionnelle (STID)

- Métiers du multimédia et de l’internet (MMI)

5) Écoles spécialisées

Plus de 1 bachelier S sur 10 intègre dès le bac une école en vue de préparer, en 2 à 7 ans, un diplôme professionnel ou d’État (DE) dans des domaines variés : ingénierie, santé, social, vente…

Accès sur concours ou dossier.

  • Ingénieur

Une centaine d’écoles d’ingénieurs accueillent les élèves dès le bac pour les amener en 5 ans au diplôme d’ingénieur.

Parmi elles, on compte les écoles nationales d’ingénieurs (ENI), les écoles de la Fédération d’écoles supérieures d’ingénieurs et de cadres (Fésic), les instituts nationaux des sciences appliquées (Insa), certaines écoles d’université…

Ces établissements recrutent surtout des bacheliers S, sur concours ou sur dossier.

À noter : les bacheliers S peuvent aussi rejoindre une école d’ingénieurs après un bac + 2 : prépas scientifiques, L2 validée, BTS ou DUT après passage ou non en prépa post-bac + 2 (ATS notamment). Santé

Les écoles paramédicales préparent, en 3 à 5 ans, aux DE ou aux certificats de capacité, obligatoires pour exercer : infirmier, orthoptiste, audioprothésiste…

Accès sur concours. Une préparation peut être utile.

Attention : un grand nombre d’écoles de kiné et certaines écoles d’ergothérapeutes, de psychomotriciens, de manipulateurs radio et de pédicures-podologues recrutent à l’issue de la 1re année commune aux études de santé (PACES) ou après une L1 en sciences ou en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS).

Le diplôme d’ostéopathe (DO) se prépare en école privée, en 5 ou 6 ans.

Les écoles vétérinaires recrutent principalement à l’issue des prépas BCPST, pour 5 ans d’études.

  • Commerce, gestion, comptabilité

Une cinquantaine d’écoles de commerce en 4 ou 5 ans proposent un recrutement dès le bac.

Les écoles supérieures de commerce en 3 ans recrutent, elles, principalement à l’issue des prépas économiques.

D’autres écoles forment en 1,2 ou 3 ans au commerce, à la vente et à la gestion (réseau Negoventis, écoles de gestion et de commerce…).

Les écoles spécialisées dans la filière expertise comptable mènent à des diplômes de différents niveaux.

Le premier est le diplôme de comptabilité et de gestion (DCG), qui se prépare en 3 ans après le bac et peut être complété par un diplôme supérieur en 2 ans (le DSCG). Les classes menant aux DCG et DSCG sont proposées en lycée, centre de formation d’apprentis (CFA) ou école privée.

  • Architecture

Les écoles d’architecture recrutent sur dossier dès le bac, pour 5 ans. Les bacheliers S y sont majoritaires.

Le DE d’architecte, auquel elles préparent, est obligatoire pour exercer.

Informations extraites d’une Publication ONISEP : novembre 2013

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