Vendredi 17 juin 2011

SVT en 1re L

L’épreuve d’enseignement scientifique en Première L a lieu le mercredi 22 juin 2011. Cette année, le thème au choix a été « Place de l’Homme dans l’évolution ».

Voici pour ce thème une sélection de deux sujets (suivre les liens pour accéder aux sujes complets). Les corrigés ne sont qu’une proposition , sorte d’aide pour les toutes dernières révisions sur ce thème.

Sujet n°1 : PLACE DE L’HOMME DANS L’ÉVOLUTION - AMÉRIQUE DU SUD 2009.

1.1. « A » est le point de départ de deux lignées, l’une menant au Chimpanzé et l’autre au groupe formé par l’Homme et l’Australopithèque. « A » est donc le dernier ancêtre commun (DAC) au Chimpanzé, à l’Australopithèque et à l’Homme.

1.2. La bipédie est une innovation apparue après le DAC cité précédemment. Elle est donc absente chez le Chimpanzé mais présente chez l’Homme : elle les distingue donc.

1.3. L’Homme et l’Australopithèque partagent un DAC (non figuré sur l’arbre du doc. 1) qui est plus récent que le « A ». La bipédie est apparue avant ce DAC donc l’Australopithèque la possède, tout comme l’Homme moderne.

2. Le doc. 2 présente le Chimpanzé comme l’ancêtre non-bipède à partir duquel serait apparu l’Homme bipède. Or, le doc. 1 précise que le Chimpanzé n’est pas notre ancêtre mais que nous avons un ancêtre commun avec lui, d’où le caractère scientifiquement faux de cette illustration.

3. Par leur forme, les empreintes G2/3 et G1 sont celles de pieds de taille différente (G2/3 étant plus grand que G1). G1 et G2/3 appartiendraient à deux individus, l’un étant plus grand que l’autre. G1 ne peut donc pas correspondre aux empreintes des phalanges d’un individu sur lesquelles aurait pris appui pour se déplacer. De plus, si le déplacement s’était fait en « knuckle-walking », les pistes G1 et G2/3 n’auraient pas cette disposition.

4. La convergence des fémur ainsi que le bassin court et large sont deux caractères liés à la bipédie.

Sujet n°2 : PLACE DE L’HOMME DANS L’ÉVOLUTION - MARTINIQUE 2009.

1. La classification phylogénétique des êtres vivants se base sur le partage des états dérivés des caractères homologues. Un caractère est dit homologue chez deux ou plusieurs espèces s’il possède la même organisation d’ensemble ou s’il a la même origine chez celles-ci.

2.1. Il faut indiquer le(s) caractère(s) à l’état dérivé du doc. 2a présent(s) UNIQUEMENT CHEZ TOUS LES PRIMATES. Il s’agit donc ici de la présence du pouce opposable.

Remarque : l’allaitement est présent chez la Pipistrelle qui n’est pas un Primate et tous les autres caractères ne sont pas présents à l’état dérivé chez tous les Primates.

2.2. C’est avec le Bonobo que l’Homme a en commun le plus d’états dérivés de caractères homologues (5 en tout) : l’allaitement, la présence d’un pouce opposable, des narines rapprochées, l’absence de queue et le plissement du cortex cérébral plus important). Il est donc le plus proche parent de l’Homme ici.

3. Nous avons avec le Chimpanzé un très grand nombre de caractères en commun (à l’état dérivé). Tous ces points communs sont hérités du DAC à l’Homme et au Chimpanzé. Celui-ci aurait vécu en Afrique il y a 7 millions d’années environ.

4. Les caractères propres au genre Homo n’étaient donc pas présents chez le DAC Homme - Chimpanzé. On peut citer un plus grand volume crânien (600 cm 3 au moins) et une taille corporelle (1,20 à 1,30 m au minimum) plus importante, la conception comme la réalisation d’outils et une vie en plaine ou en savane.